• Connaissez-vous le Limousin ?

    Bonjour,

    Connaissez-vous le Limousin ?

     

    C'est une région où, traditionnellement, on pratique la polyculture et l'élevage. Jusqu'à une période assez récente, les exploitations étaient petites et plutôt familiales mais, rentabilité oblige, celles-ci se sont peu à peu transformées pour se tourner vers la culture céréalière et la culture intensive des pommes.

    Deux activités ou l'on emploie de grosses quantités de pesticides 

    Pierre-Michel Périnaud, médecin généraliste à Limoges, et son confrère, le docteur Joseph Mazé (généraliste à Bujaleuf), exercent dans cette région depuis longtemps et, en quelques années seulement, ils ont remarqué chez leurs patients une multiplication des cas de cancers du sein, de la prostate, de Parkinson, d'Alzheimer, de troubles de la puberté précoce, de leucémies...

    Aussi bien en ville qu'à la campagne.

    Pour eux, cela ne fait pas de doute, l'utilisation intensive de produits phytosanitaires est la cause de cette augmentation.

    Alors ils se sont tournés vers les autres médecins de la région et ont recueilli des témoignages identiques.

    Et, tous ensemble, ils ont décidé de lancer un appel aux autorités locales afin qu'elles prennent des mesures de prévention. Ils étaient, au début, 85 médecins de la région à signer cet appel.

    Mais de proche en proche, leur démarche a fait des émules et ils sont aujourd'hui 1 400 médecins, dans toute la France, à avoir signé un appel national afin que les collectivités, l'État et l'Europe prennent la mesure des risques sanitaires liés aux pesticides.

    Chaque nouvelle étude qui sort sur le sujet leur donne raison.

    La dernière en date est l'enquête Agrican sur la santé en milieu agricole, présentée il y a quelques jours lors d'un colloque organisé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

    D'ordinaire très prudente, cette enquête, menée chaque année, concluait jusqu'ici qu'il n'y avait pas de risque particulier à exercer le métier d'agriculteur.

    Mais cette année, le ton est différent car elle révèle, par exemple, que les agriculteurs spécialisés dans la culture des pois fourragers, dans la taille des arbres fruitiers ou la culture des légumes ont deux fois plus de risques d'attraper un cancer du poumon.

    Les agriculteurs spécialisés dans le tournesol, le tabac, les fruits et les pommes de terre sont 20 fois plus exposés au cancer de la prostate.

    Malgré ces signes alarmants et malgré l'avis des médecins de campagne, nos agriculteurs restent férocement attachés à l'emploi des pesticides.

    En France, ils utilisent le tiers des quantités de pesticides consommées en Europe. On les voit d'ailleurs manifester bruyamment leur mécontentement lorsque les "gens des villes" demandent qu'on cesse les épandages près des habitations ou lorsqu'un agriculteur bio refuse de traiter ses vignes.

    Ils meurent de cet aveuglement, mais, apparemment, ils s'en moquent...seul compte le remboursement de leurs emprunts.

    Chacun son choix me direz-vous, sauf que ce choix individuel implique beaucoup de monde autour d'eux : quand on a recherché la présence de trois classes de pesticides dans un échantillon représentatif de la population française, on en a retrouvé chez 90 % des gens.

    Et je ne parle pas des conséquences sur les insectes ou les oiseaux.

    Parfaitement informée du problème, mais noyautée par les industriels de la filière agrochimique, l'Europe a récemment pondu une réglementation obligeant les industriels à présenter des études de toxicité avant de mettre en vente leurs poisons.

    Bien entendu, il n'y a dans les études présentées aucune étude indépendante et, de toute façon, on n'y mesure que les effets toxiques aigus, jamais les effets chroniques liés à une exposition prolongée à de faibles doses de produits toxiques. En résumé, c'est seulement du flan pour contenter la populace.

    Vous me connaissez, j'ai souvent la dent dure contre les médecins et je me bats contre leur allégeance criminelle aux laboratoires pharmaceutiques, mais je veux bien reconnaître que certains d'entre eux font bien leur boulot.

    Je tire donc ici mon chapeau à ces 1 400 praticiens qui osent signer de leur nom cet appel contre les pesticides.

    Je dis bien "osent" car je vous rappelle que l'Académie de médecine dans un rapport publié en 2007, a estimé qu'aucun pesticide n'avait de caractère cancérigène reconnu et que depuis, elle ne semble pas avoir changé d'avis.

    Oui, je dois l'admettre, certains médecins assument plus que d'autres leur responsabilité en matière de santé publique (voilà qui contentera ceux d'entre vous qui me reprochent d'être sans pitié pour leur corporation).

    C'est le cas notamment du Dr Patrick Lemoine, docteur en neurosciences, ancien membre de la commission de transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS).

    Sa conviction ? Que"notre cerveau est un fantastique laboratoire pharmaceutique capable de lancer la fabrication de tous les médicaments dont a besoin le corps". Comment utiliser cette faculté ? Dominique Vialard est revenu de cette rencontre avec un protocole à mettre en place pour se sevrer des somnifères ou des antidépresseurs.

    Faites circuler autour de vous et prenez soin de vous.

    Http://roses1600.eklablog.com

    Source, article de, Alexandre Imbert , mis par Annie, Tauzin

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